Association entre le TDAH parental et les résultats indésirables chez les descendants : données d'une étude nationale suédoise basée sur les registresAssociation between parental ADHD and adverse offspring outcomes: Evidence from a nationwide Swedish register-based study.
Ce que l’article étudie
Troubles et conditions neurodéveloppementales
Confiance élevéeProfils et populations d’intérêt
Confiance élevéePopulation et étape de vie
Confiance élevéeContextes de vie et facteurs environnementaux
Confiance élevéeType et statut de la publication
Confiance élevéeLimites méthodologiques repérées
Confiance moyenneL'article examine l'association entre le TDAH parental (exposition) et une large gamme de résultats chez les descendants, avec un focus central sur le TDAH.
- Le TDAH parental est associé à un risque accru de troubles psychiatriques, comportementaux et somatiques chez les descendants.
- Les associations les plus fortes concernent le TDAH chez l'enfant (HR=4,47) et les troubles du sommeil (HR=2,47).
- Les risques persistent après ajustement sur le TDAH des descendants, sauf pour la déficience intellectuelle et l'épilepsie.
Étude de cohorte longitudinale de grande envergure basée sur des registres nationaux, avec appariement et ajustements, fournissant des données solides sur l'impact intergénérationnel du TDAH, utile pour la pratique clinique.
La généralisation des résultats est limitée par le contexte suédois. Une confusion résiduelle demeure possible malgré les ajustements. Les diagnostics de TDAH parental proviennent des registres, pouvant sous-estimer les cas non diagnostiqués.
Cette étude de registre suédoise a examiné les associations entre le TDAH parental et une large gamme de résultats indésirables chez les descendants. Sur 1 164 580 naissances entre 2000 et 2014, 56 853 enfants de parents avec TDAH ont été appariés à 544 716 témoins. Les descendants de parents avec TDAH présentaient des risques accrus de troubles psychiatriques (HR de 1,49 pour la déficience intellectuelle à 4,47 pour le TDAH), de problèmes comportementaux (HR de 1,08 pour les chutes à 1,82 pour les violences subies) et de troubles somatiques (HR de 1,04 pour le diabète de type 1 à 2,47 pour les troubles du sommeil). Les associations persistaient après ajustement sur le TDAH des descendants, sauf pour la déficience intellectuelle et l'épilepsie. Les risques étaient plus élevés lorsque les deux parents étaient atteints. Ces résultats soulignent l'impact intergénérationnel du TDAH et la nécessité d'une identification précoce et de stratégies préventives familiales.
Le TDAH parental est associé à un risque accru de troubles psychiatriques, comportementaux et somatiques chez les descendants. Les associations les plus fortes concernent le TDAH chez l'enfant (HR=4,47) et les troubles du sommeil (HR=2,47). Les risques persistent après ajustement sur le TDAH des descendants, sauf pour la déficience intellectuelle et l'épilepsie. Les risques sont plus élevés lorsque les deux parents présentent un TDAH que pour un seul parent.
Les cliniciens doivent être conscients du risque intergénérationnel du TDAH et dépister précocement les enfants de parents atteints. Des interventions familiales ciblées pourraient réduire les conséquences négatives chez les descendants. La prise en charge du TDAH parental pourrait avoir un impact préventif sur la santé des enfants.
Élevé