Différences entre les sexes dans l'âge de la première utilisation des services de santé pour le TDAH chez les enfants australiens.
Sex Differences in the Age at First Health Service Use for ADHD Among Australian Children.
L’essentiel
Cette étude de cohorte populationnelle longitudinale australienne (N=89 587 enfants suivis de la naissance à environ 18 ans) a comparé l'âge de la première utilisation des services de santé pour le TDAH entre les filles et les garçons, à partir de données administratives de santé liées (prescriptions de médicaments subventionnés, services de santé mentale ambulatoires, passages aux urgences et hospitalisations). Parmi les enfants, 7 402 (8,3 %) ont eu recours aux services pour TDAH avant 18 ans. Les filles étaient moins nombreuses à utiliser ces services (5,5 %) que les garçons (10,9 %), et elles étaient plus âgées lors de la première utilisation (âge médian 13,6 ans, âge modal 17 ans) comparativement aux garçons (âge médian 9,4 ans, âge modal 7 ans). Ces résultats soulignent la nécessité d'améliorer la reconnaissance et le traitement précoces du TDAH chez les filles.
- Les filles avec TDAH sont environ deux fois moins susceptibles que les garçons d'avoir un recours aux services de santé pour TDAH avant 18 ans (5,5 % contre 10,9 %).
- L'âge médian de la première utilisation des services de santé pour TDAH est plus tardif chez les filles (13,6 ans) que chez les garçons (9,4 ans).
- L'âge modal de la première utilisation est de 17 ans chez les filles contre 7 ans chez les garçons, indiquant un décalage important dans l'accès aux soins.
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Synthèse
Cette étude de cohorte populationnelle longitudinale australienne (N=89 587 enfants suivis de la naissance à environ 18 ans) a comparé l'âge de la première utilisation des services de santé pour le TDAH entre les filles et les garçons, à partir de données administratives de santé liées (prescriptions de médicaments subventionnés, services de santé mentale ambulatoires, passages aux urgences et hospitalisations). Parmi les enfants, 7 402 (8,3 %) ont eu recours aux services pour TDAH avant 18 ans. Les filles étaient moins nombreuses à utiliser ces services (5,5 %) que les garçons (10,9 %), et elles étaient plus âgées lors de la première utilisation (âge médian 13,6 ans, âge modal 17 ans) comparativement aux garçons (âge médian 9,4 ans, âge modal 7 ans). Ces résultats soulignent la nécessité d'améliorer la reconnaissance et le traitement précoces du TDAH chez les filles.
Résultats principaux
Les filles avec TDAH sont environ deux fois moins susceptibles que les garçons d'avoir un recours aux services de santé pour TDAH avant 18 ans (5,5 % contre 10,9 %). L'âge médian de la première utilisation des services de santé pour TDAH est plus tardif chez les filles (13,6 ans) que chez les garçons (9,4 ans). L'âge modal de la première utilisation est de 17 ans chez les filles contre 7 ans chez les garçons, indiquant un décalage important dans l'accès aux soins. Les données administratives de santé (prescriptions, services ambulatoires, urgences, hospitalisations) ont été utilisées pour identifier le premier contact avec les services pour TDAH. Les résultats suggèrent un sous-diagnostic et un sous-traitement du TDAH chez les filles pendant l'enfance.
Repères pour la pratique
Les cliniciens devraient être attentifs aux présentations moins typiques du TDAH chez les filles, qui peuvent conduire à un diagnostic et un traitement plus tardifs. Il est nécessaire de renforcer le dépistage du TDAH chez les filles, en particulier à l'adolescence, pour réduire le retard de prise en charge. Les politiques de santé publique devraient cibler une meilleure reconnaissance du TDAH chez les filles pour améliorer l'équité d'accès aux soins.
Limites et précautions
Article pertinent pour la veille sur le TDAH, abordant les disparités de genre dans le diagnostic et la prise en charge. Note élevée en raison de l'importance clinique, mais limitée par l'accès au résumé uniquement et le contexte australien. L'étude repose sur des données administratives, qui peuvent ne pas capturer tous les cas de TDAH, notamment ceux non traités ou pris en charge en dehors du système de santé public. Le sexe assigné à la naissance est utilisé, sans considération de l'identité de genre. Les résultats sont spécifiques au contexte australien et pourraient ne pas être généralisables à d'autres pays avec des systèmes de santé différents.