Prévalence du syndrome de désengagement cognitif pur sans TDAH comorbide dans un échantillon d'enfants d'école élémentaire : une étude épidémiologique en deux étapes
Prevalence of Pure Cognitive Disengagement Syndrome Without Co-Occurring ADHD in an Elementary School Sample of Children: A Two-Stage Epidemiological Study.
L’essentiel
Cette étude épidémiologique en deux étapes a estimé la prévalence et les corrélats du syndrome de désengagement cognitif (CDS), anciennement appelé ralentissement cognitif, chez des enfants d'école élémentaire en Turquie. Sur 366 enfants de la 2e à la 4e année, le dépistage par questionnaires parents et enseignants a montré une prévalence du CDS variant de 5,4 % à 15,0 % selon l'informateur et les critères de déficience. Après évaluation diagnostique avec K-SADS-PL et entretiens cliniques, seuls quatre enfants (1,1 % de l'échantillon) répondaient aux critères de CDS sans TDAH, soit 25 % des enfants initialement identifiés. La sévérité des symptômes de CDS était positivement associée à l'inattention et au retard de langage, et négativement à l'hyperactivité. Les résultats soulignent l'importance d'une évaluation en plusieurs étapes et soutiennent le CDS comme un construit clinique potentiellement distinct.
- La prévalence du CDS sans TDAH est nettement plus faible après évaluation diagnostique approfondie (1,1 %) qu'après simple dépistage (5,4 % à 15,0 %).
- Seuls 25 % des enfants identifiés comme ayant un CDS sans TDAH lors du dépistage ont confirmé ce diagnostic lors de l'évaluation clinique.
- La sévérité des symptômes de CDS est positivement associée à l'inattention et au retard de langage, et négativement à l'hyperactivité.
Le texte intégral n’était pas accessible ; aucune faiblesse méthodologique ne peut être déduite de cette absence.
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Synthèse
Cette étude épidémiologique en deux étapes a estimé la prévalence et les corrélats du syndrome de désengagement cognitif (CDS), anciennement appelé ralentissement cognitif, chez des enfants d'école élémentaire en Turquie. Sur 366 enfants de la 2e à la 4e année, le dépistage par questionnaires parents et enseignants a montré une prévalence du CDS variant de 5,4 % à 15,0 % selon l'informateur et les critères de déficience. Après évaluation diagnostique avec K-SADS-PL et entretiens cliniques, seuls quatre enfants (1,1 % de l'échantillon) répondaient aux critères de CDS sans TDAH, soit 25 % des enfants initialement identifiés. La sévérité des symptômes de CDS était positivement associée à l'inattention et au retard de langage, et négativement à l'hyperactivité. Les résultats soulignent l'importance d'une évaluation en plusieurs étapes et soutiennent le CDS comme un construit clinique potentiellement distinct.
Résultats principaux
La prévalence du CDS sans TDAH est nettement plus faible après évaluation diagnostique approfondie (1,1 %) qu'après simple dépistage (5,4 % à 15,0 %). Seuls 25 % des enfants identifiés comme ayant un CDS sans TDAH lors du dépistage ont confirmé ce diagnostic lors de l'évaluation clinique. La sévérité des symptômes de CDS est positivement associée à l'inattention et au retard de langage, et négativement à l'hyperactivité. Cette étude est la première à appliquer une procédure de meilleure estimation en deux étapes avec entretiens semi-structurés et cliniques pour le CDS.
Repères pour la pratique
Un dépistage positif pour le CDS doit être suivi d'une évaluation diagnostique approfondie pour éviter les faux positifs. Le CDS peut être un construit distinct du TDAH, justifiant une évaluation spécifique en pratique clinique. Les cliniciens devraient considérer l'inattention et le retard de langage comme des corrélats potentiels du CDS.
Limites et précautions
Article pertinent pour la veille neuropsychologique car il traite d'un construit clinique émergent (CDS) et de sa prévalence chez l'enfant, avec une méthodologie rigoureuse en deux étapes. Cependant, l'absence de texte intégral et le faible nombre de cas limitent son impact immédiat. L'étude est basée sur un échantillon communautaire d'une seule région (İzmir, Turquie), ce qui limite la généralisation. La prévalence finale repose sur un très petit nombre de cas (n=4), ce qui réduit la précision des estimations. Les données sont issues de mesures parentales et enseignantes, avec un risque de biais d'information.