Fréquente altération cognitive précoce dans la sclérose en plaques pédiatrique et la MOGAD
Frequent early cognitive impairment in both pediatric MS and MOGAD.
L’essentiel
Cette étude transversale a évalué les troubles cognitifs précoces chez des enfants atteints de sclérose en plaques (SEP) pédiatrique et de maladie associée aux anticorps anti-glycoprotéine de la myéline des oligodendrocytes (MOGAD), dans les deux ans suivant le début de la maladie. Soixante-sept enfants ont été inclus (36 SEP, 31 MOGAD). Malgré un QI global normal, 47 % des enfants avec SEP et 43 % de ceux avec MOGAD (hors encéphalomyélite aiguë disséminée) présentaient des critères de trouble cognitif. Les déficits touchaient principalement l'attention complexe, avec des scores composites significativement réduits dans les deux groupes. Les enfants avec SEP montraient également des scores plus faibles en traitement visuospatial et en mémoire visuelle. La fatigue était le seul facteur significativement associé à la présence de troubles cognitifs. Ces résultats soulignent la prévalence élevée des troubles cognitifs précoces dans les deux maladies, avec une atteinte particulière de l'attention complexe et, pour la SEP, des fonctions visuospatiales.
- 47 % des enfants atteints de SEP pédiatrique et 43 % de ceux atteints de MOGAD présentent un trouble cognitif précoce, malgré un QI global normal.
- Les déficits cognitifs touchent principalement l'attention complexe dans les deux maladies.
- Les enfants avec SEP présentent également des difficultés en traitement visuospatial et en mémoire visuelle.
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Synthèse
Cette étude transversale a évalué les troubles cognitifs précoces chez des enfants atteints de sclérose en plaques (SEP) pédiatrique et de maladie associée aux anticorps anti-glycoprotéine de la myéline des oligodendrocytes (MOGAD), dans les deux ans suivant le début de la maladie. Soixante-sept enfants ont été inclus (36 SEP, 31 MOGAD). Malgré un QI global normal, 47 % des enfants avec SEP et 43 % de ceux avec MOGAD (hors encéphalomyélite aiguë disséminée) présentaient des critères de trouble cognitif. Les déficits touchaient principalement l'attention complexe, avec des scores composites significativement réduits dans les deux groupes. Les enfants avec SEP montraient également des scores plus faibles en traitement visuospatial et en mémoire visuelle. La fatigue était le seul facteur significativement associé à la présence de troubles cognitifs. Ces résultats soulignent la prévalence élevée des troubles cognitifs précoces dans les deux maladies, avec une atteinte particulière de l'attention complexe et, pour la SEP, des fonctions visuospatiales.
Résultats principaux
47 % des enfants atteints de SEP pédiatrique et 43 % de ceux atteints de MOGAD présentent un trouble cognitif précoce, malgré un QI global normal. Les déficits cognitifs touchent principalement l'attention complexe dans les deux maladies. Les enfants avec SEP présentent également des difficultés en traitement visuospatial et en mémoire visuelle. La fatigue est significativement associée à la présence de troubles cognitifs dans cette population.
Repères pour la pratique
Un dépistage cognitif précoce est recommandé chez les enfants atteints de SEP ou de MOGAD, même en cas de QI normal. L'évaluation neuropsychologique devrait inclure des mesures de l'attention complexe et des fonctions visuospatiales. La fatigue doit être systématiquement évaluée et prise en charge, car elle est associée aux troubles cognitifs.
Limites et précautions
L'article aborde un sujet pertinent pour la neuropsychologie pédiatrique, mais il est limité par sa transversalité et son résumé seul. Il apporte des données utiles sur les profils cognitifs dans des maladies neuro-inflammatoires rares. Étude transversale ne permettant pas d'établir de relations causales. Taille d'échantillon modeste, limitant la généralisation des résultats. Absence de groupe contrôle sain pour comparer les performances cognitives. Les données sont issues d'un résumé, limitant l'accès aux détails méthodologiques complets.