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Les cahiers pédagogiques de la CNSA : La communication des personnes polyhandicapées - accessible [PDF, 606.86 Ko]

Ajouté le 18/09/2026Dernière vérification le 18/09/2026Version détectée le 18/09/2026

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Synthèse IA

Ce document est un cahier pédagogique publié par la CNSA en avril 2022 (indiqué en page 1, avec une mention de mai 2022 en pages 4 et 24), consacré à la communication des personnes polyhandicapées. Il a été coconstruit avec les membres du groupe de travail relatif à la fiche 13 du volet polyhandicap de la stratégie quinquennale de l’évolution de l’offre médico-sociale (page 3). Le document s’adresse à toute personne proche d’une personne polyhandicapée et à tout professionnel non expert du processus de communication, et vise aussi à servir d’outil de dialogue entre familles, proches et professionnels avertis (page 4). Il présente la communication comme un processus complexe, multimodal, intentionnel ou non, passant par le corps, la voix, les gestes, le regard, les mimiques, les objets, les images, les signes et des aides techniques. Il souligne que les personnes polyhandicapées communiquent, mais rencontrent des difficultés liées à des altérations motrices, cognitives et sensorielles, ainsi qu’à des troubles ou pathologies associés pouvant réduire leur disponibilité à la communication (pages 5 à 8). Le cahier décrit des conditions favorables à la communication : observation, adaptation de l’environnement, installation, posture, disponibilité du partenaire, respect du délai de réponse, prise en compte des surstimulations sensorielles et des dimensions psychiques (pages 10 à 12). Il insiste sur l’évaluation qualitative, les regards croisés, le projet individualisé de communication (PIC), le bain de langage adapté et la modélisation (pages 12 à 15). Il présente ensuite des aides et supports : objets de la vie réelle, communication alternative et améliorée (CAA), images, signes, pictogrammes, cahier de vie, signalétique, plannings, aides technologiques et numériques, en soulignant leur caractère complémentaire et individualisé (pages 16 à 23). Le document mentionne aussi des exemples (Benjamin, Emma, Maëlle, Géraldine) et des références pour aller plus loin (page 3).

Générée le 18/09/2026

Points clés

  • Le document est un cahier pédagogique de la CNSA, daté d’avril 2022 en page 1 et de mai 2022 en pages 4 et 24.
  • Il a été coconstruit avec les membres du groupe de travail relatif à la fiche 13 du volet polyhandicap de la stratégie quinquennale de l’évolution de l’offre médico-sociale (page 3).
  • Il s’adresse à toute personne proche d’une personne polyhandicapée et à tout professionnel non expert du processus de communication (page 4).
  • Il vise à développer un langage commun et partagé sur le processus et les modalités de communication des personnes polyhandicapées, et à faire évoluer les représentations et pratiques professionnelles (page 4).
  • La communication est présentée comme un processus complexe, présent chez toute personne, intentionnel ou non, multimodal, passant par le corps, la voix, les gestes, le regard, les mimiques, les objets, les images et les signes (pages 5 à 7).
  • Les personnes polyhandicapées communiquent, mais leurs capacités à parler, exprimer et comprendre peuvent être affectées par des altérations motrices, cognitives et sensorielles, avec des retentissements variables selon le contexte (pages 6 à 7).
  • Certaines manifestations corporelles peuvent être « paradoxales » et entraîner des interprétations erronées (page 8).
  • L’observation est le point de départ pour créer des situations propices à la communication (page 10).
  • Les conditions favorables incluent l’adaptation de l’environnement, l’installation, la posture, la disponibilité du partenaire, le respect du délai de réponse et la prise en compte des surstimulations sensorielles (pages 10 à 12).
  • L’évaluation est avant tout qualitative et s’appuie sur des observations croisées, des bilans médicaux et paramédicaux éventuels, et permet d’identifier compétences et émergences (page 12).
  • Le projet individualisé de communication (PIC) fixe les attitudes, activités et outils à adopter pour généraliser les émergences (page 12).
  • Le « bain de langage » adapté et la modélisation consistent à donner un modèle de langage en signes, pictogrammes ou images, avec répétitions, rituels, syntaxe simple et redondances (pages 13 à 14).
  • Le premier outil de communication est le corps ; les autres outils doivent être individualisés et accompagnés d’une communication infra verbale (page 16).
  • La communication alternative et améliorée (CAA) recouvre images, objets, photos, signes, cahier de vie, tableaux ou fiches de communication (page 17).
  • Le cahier de vie est présenté comme un outil personnel biographique et multiforme, à ne pas confondre avec le carnet de liaison (page 20).
  • Les aides technologiques et numériques sont un maillon possible mais rarement une solution unique, et ne peuvent venir qu’en complément des outils non technologiques (pages 20 à 22).
  • La multimodalité est primordiale : un seul moyen est rarement suffisant (pages 16 et 21).

Publics concernés

  • Toute personne proche d’une personne polyhandicapée (page 4).
  • Tout professionnel non expert du processus de communication (page 4).
  • Familles, proches et professionnels avertis, dans une logique d’outil de dialogue (page 4).
  • Professionnels intervenant au quotidien auprès de personnes polyhandicapées (page 7).
  • Partenaires de la communication des personnes polyhandicapées (page 7).

Applications pratiques

  • Observer la façon dont la personne s’exprime, repérer les signaux, les motivations, les habitudes, les goûts et les sujets d’intérêt (page 10).
  • Prendre en compte l’environnement physique, sonore et lumineux, et limiter ou éviter les surstimulations sensorielles (page 10).
  • Rechercher les causes d’inconfort ou de douleur liées aux installations et y remédier (page 10).
  • Positionner la personne de façon à permettre les échanges, en veillant à la direction du regard et à la libération des membres supérieurs (page 10).
  • Positionner le partenaire pour être vu par la personne, avec des expressions corporelles en accord avec le message (page 10).
  • Être attentif et disponible, accompagner les situations de surcharge émotionnelle et respecter le délai de réponse souvent long (page 10).
  • Choisir les outils de compensation en tenant compte des difficultés motrices, cognitives et sensorielles, et veiller à leur accessibilité permanente (page 11).
  • Mettre en place un bain de langage adapté et alternatif, avec vocabulaire compréhensible, syntaxe simple, répétitions, rituels, élocution lente et redondances (pages 13 à 14).
  • Utiliser différents supports pour recevoir et étayer l’information, et aider au traitement de l’information par des retours sur ce que la personne exprime (page 14).
  • Créer et utiliser des supports sur les centres d’intérêt de la personne et partager les observations réalisées (page 14).
  • Utiliser des objets réels ou symbolisant la vie réelle, choisis en situation concrète, pour aider à comprendre et se représenter les intentions et événements (page 17).
  • Mettre en place une signalétique et des repères visuels sur les portes, les emplois du temps, les plannings de présence, en évitant les surcharges (pages 17 à 19).
  • Utiliser un cahier de vie avec images, écrits et objets, ouvert fréquemment par des partenaires qui racontent en désignant, signant et manipulant les objets (page 20).
  • Utiliser des aides technologiques simples en complément : bouton parlant, boîte à messages, jouets ou livres parlants, tablettes, ordinateurs et logiciels de pictogrammes (pages 21 à 22).
  • Évaluer en amont les prérequis moteurs, cognitifs, l’installation et l’adéquation du matériel avant d’utiliser des aides numériques (page 22).

Limites et précautions

  • Le document est un cahier pédagogique de la CNSA ; il ne constitue pas nécessairement une recommandation de bonnes pratiques au sens d’une autorité sanitaire, même s’il cite par ailleurs des recommandations HAS (page 3).
  • L’extraction est signalée comme complète, mais le résumé ne peut pas restituer l’intégralité des exemples et nuances du document.
  • Le document indique que l’interprétation des besoins, attentes, manifestations ou motivations de la personne polyhandicapée par l’interlocuteur est risquée, même si elle est nécessaire ; il importe de ne pas transformer les interprétations en certitudes et de les mettre à l’épreuve par des observations et regards croisés (page 9).
  • Il est difficile de savoir ce que comprend une personne polyhandicapée ; ne pas réagir ou ne pas répondre ne signifie pas ne pas comprendre (page 9).
  • Les aides numériques peuvent présenter des inconvénients : vocabulaire trop riche, désignation directe difficile, coût moteur et cognitif important, fragilité du matériel, et entraîner des déceptions ou échecs si les prérequis ne sont pas évalués en amont (page 22).
  • Les aides numériques ne peuvent venir qu’en complément, et non en remplacement, des outils non technologiques de la communication alternative (page 22).
  • Le document mentionne que la communication ne saurait se borner à des séances et doit être omniprésente tout au long de la journée (page 11).
  • Le document signale que les expressions paradoxales des émotions peuvent perturber la communication ou la rendre spécifique et entraîner des interprétations erronées (page 8).