HAS · Recommandation
TDI - Cognition et apprentissages - Volet 1
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Synthèse IA
Ce document est une recommandation de bonnes pratiques de la Haute Autorité de santé (HAS), validée par la CSMS le 5 juillet 2022, intitulée « L’accompagnement de la personne présentant un trouble du développement intellectuel (volet 1) – Cognition et apprentissages ». Il vise à apporter des connaissances et des repères scientifiques, techniques, pratiques et organisationnels pour accompagner de manière personnalisée et adaptée les personnes présentant un trouble du développement intellectuel (TDI). Le document aborde l’évaluation des capacités cognitives, les interventions en lien avec l’apprentissage, l’organisation de la structure, et comprend une annexe juridique sur le droit à l’image. Il est destiné aux professionnels des établissements et services médico-sociaux (ESSMS) ainsi qu’aux proches. Le document est complété par six fiches en facile à lire et à comprendre (FALC).
Générée le 18/09/2026Points clés
- L’évaluation cognitive est déterminante pour comprendre le fonctionnement cognitif de la personne et adapter les interventions et apprentissages à son profil tout au long de la vie (p. 5).
- Toute personne présentant un TDI peut apprendre dès lors que sa singularité est prise en compte et respectée ; l’environnement doit fournir des opportunités d’apprentissage (p. 6).
- L’évaluation des capacités cognitives doit observer notamment le langage, le raisonnement, la mémoire de travail, les fonctions attentionnelles et exécutives, les compétences gestuelles et les capacités perceptives (p. 7).
- L’évaluation doit être menée dans un environnement familier, en tenant compte des centres d’intérêt, de l’état émotionnel, physique et attentionnel, de la fatigabilité, et en adaptant les outils et méthodes (p. 9).
- Le volet « cognition et apprentissages » du projet personnalisé doit être co-construit avec la personne, sa famille et l’équipe pluridisciplinaire, et comporter les aptitudes, objectifs, moyens, rythme, contextes, etc. (p. 10).
- Les apprentissages doivent être adaptés aux ressources et points faibles cognitifs, en utilisant des supports variés et en s’appuyant sur les activités de la vie quotidienne (p. 11).
- Il est recommandé de structurer les apprentissages (rappel des progrès, instructions claires, routines, fréquence soutenue, supports attractifs) et de maintenir la motivation (p. 11-12).
- L’organisation des séances d’apprentissage doit alterner activités faciles et difficiles, adapter la durée et le contenu, et valoriser les succès (p. 12-13).
- Les interventions sur l’environnement incluent la structuration du temps et de l’espace, l’aménagement sensoriel, et la mise à disposition d’un espace d’apaisement (p. 14-15).
- L’organisation de la structure doit adapter le projet, définir un plan de formation, désigner des professionnels ressources, et développer des partenariats (p. 17-18).
- L’annexe 1 rappelle le cadre juridique du droit à l’image : consentement du représentant légal, sanctions pénales en cas d’atteinte à la vie privée, et encadrement par le RGPD (p. 20).
Publics concernés
- Tous les professionnels des établissements et services médico-sociaux (ESSMS)
- Les proches (familles, aidants, etc.) accompagnant les personnes présentant un TDI, que ces dernières vivent à domicile ou en établissement
Applications pratiques
- Évaluer les compétences cognitives en lien avec les évaluations sensorielles et motrices pour adapter le temps, l’espace et les supports d’apprentissage (p. 7).
- Observer les compétences en langage, raisonnement, mémoire de travail, attention, fonctions exécutives, gestes et perception (p. 7).
- Mener l’évaluation dans un environnement familier, en tenant compte des centres d’intérêt, de l’état émotionnel et de la fatigabilité, et reporter si nécessaire (p. 9).
- Utiliser des outils de structuration de la tâche (séquentiel, timer), des méthodes de communication et des supports visuels (p. 9).
- Co-construire le volet cognition et apprentissages du projet personnalisé avec la personne, sa famille et l’équipe pluridisciplinaire (p. 10).
- Définir des apprentissages en lien avec les centres d’intérêt, le milieu culturel et les objectifs de la personne (p. 11).
- Structurer les apprentissages : rappel des progrès, instructions claires, routines, fréquence soutenue, supports attractifs (p. 11).
- Maintenir la motivation : expliquer l’intérêt des apprentissages, contextualiser, ne pas forcer les répétitions, valoriser les réussites (p. 12).
- Organiser les séances : commencer par une activité connue, terminer par une activité maîtrisée, alterner facile/difficile, adapter la durée (p. 12-13).
- En cas de difficultés exécutives, séquencer et répéter les phases d’apprentissage, accompagner étape par étape (p. 13).
- Consolider les acquis en valorisant les progrès, en alternant compétences émergentes et maintien des acquis, et en généralisant par des mises en situation réelle (p. 13-14).
- Favoriser les apprentissages en groupe pour développer les habiletés sociales (p. 14).
- Structurer le temps et l’espace d’apprentissage : planning adapté, repères spatio-temporels, délimitation des espaces, association activité-lieu-professionnel (p. 14).
- Aménager l’environnement aux particularités sensorielles : épurer, tenir compte des irritants, proposer des aides techniques (p. 15).
- Prévoir un espace d’apaisement et de ressourcement (p. 15).
- Adapter le projet de la structure : réflexion sur l’organisation des apprentissages, plan de formation, désignation de professionnels ressources (p. 17).
- S’appuyer sur l’expertise des familles pour identifier outils, centres d’intérêt et aversions (p. 17).
- Prévoir des modalités d’échange entre professionnels et familles, et des temps de retour d’expérience (p. 17-18).
- Développer des partenariats avec les acteurs de proximité pour favoriser la généralisation des acquis (p. 18).
- Mettre en place une cartographie des ressources et définir des conventions formalisées avec les partenaires (p. 18).
Limites et précautions
- Le document est une recommandation de bonnes pratiques, non un guide ou un outil opérationnel ; il ne se substitue pas à l’expression directe et spontanée des préférences et choix des personnes (p. 10).
- L’extraction est complète, mais le document ne fournit pas de score de preuve scientifique.
- Les recommandations sont générales et doivent être adaptées à chaque situation individuelle ; elles ne constituent pas des critères MDPH.
- Le document mentionne des exemples et témoignages, mais ceux-ci ne sont pas des validations institutionnelles.
- L’annexe juridique sur le droit à l’image est un repère et non un avis juridique exhaustif (p. 20).