HAS · Recommandation
TDI - Sensorialité et motricité - Volet 1
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Synthèse IA
Ce document est une recommandation de bonnes pratiques de la Haute Autorité de santé (HAS), validée par la CSMS le 5 juillet 2022, intitulée « L’accompagnement de la personne présentant un trouble du développement intellectuel (volet 1) – Sensorialité et motricité ». Il vise à apporter des connaissances et des repères scientifiques, techniques, pratiques et organisationnels pour accompagner de manière personnalisée et adaptée les personnes présentant un trouble du développement intellectuel (TDI). Le document traite des évaluations sensorielles et motrices, des interventions, et de l’organisation des structures. Il est destiné aux professionnels des établissements et services médico-sociaux (ESSMS) ainsi qu’aux proches. Il comporte des définitions, des constats, des enjeux, des points de vigilance et des recommandations. Des fiches en facile à lire et à comprendre (FALC) sont mentionnées comme autres formats. Le document est une recommandation, non un guide ou un outil. L’extraction est complète.
Générée le 18/09/2026Points clés
- Le TDI peut être associé à des altérations des compétences motrices (coordination, dextérité, équilibre, etc.) et à des difficultés d’intégration sensorielle.
- Les aspects moteurs et sensoriels doivent être pris en compte dans les apprentissages et ne pas être relégués au second plan ; ils favorisent l’engagement, la motivation, l’autodétermination et la régulation émotionnelle.
- L’évaluation et la prise en compte des fonctions motrices et sensorielles permettent le maintien des capacités physiques et préviennent certaines complications (douleurs, arthrose, postures, escarres).
- Les évaluations doivent s’assurer de l’absence de douleur ou gêne physique, être menées en lien avec les fonctions cognitives, adaptées aux particularités de la personne, et s’appuyer sur des bilans récents et une observation partagée.
- L’évaluation sensorielle porte sur le seuil de tolérance et les appétences aux stimuli, le fonctionnement des systèmes sensoriels, et doit être menée dans différents environnements et moments.
- L’évaluation motrice porte sur les capacités locomotrices, l’équilibre, le tonus, la motricité fine, les aspects visuo-spatiaux et tonico-émotionnels.
- Le volet sensorialité et motricité du projet personnalisé doit comporter les aptitudes, objectifs, moyens, rythme, domaines d’application, échéances de réévaluation, etc., et être élaboré avec la personne, sa famille et l’équipe pluridisciplinaire.
- Les interventions doivent être ciblées, tenir compte des compétences et besoins, s’appuyer sur des professionnels formés, adapter l’environnement, proposer des temps calmes et des retours d’expérience.
- Les interventions sensorielles prennent en compte le profil sensoriel (hyper/hyporéactivité), proposent des stimuli signifiants et des séances d’éveil sensoriel.
- Les interventions motrices incluent des programmes adaptés (sport, danse, jeux, etc.), le développement visuo-moteur, des activités physiques adaptées, et des adaptations environnementales.
- L’organisation de la structure doit inscrire la démarche dans le projet, coordonner l’équipe pluridisciplinaire, désigner des professionnels ressources, organiser des sensibilisations et former les professionnels.
- Des exemples de critères de suivi sont proposés (identification des préférences/intolérances, formations, bénéficiaires de programmes moteurs).
Publics concernés
- Tous les professionnels des établissements et services médico-sociaux (ESSMS)
- Les proches (familles, aidants, etc.)
- Les personnes présentant un trouble du développement intellectuel, qu’elles vivent à domicile ou en établissement
Applications pratiques
- S’assurer que la personne ne ressent aucune douleur ni gêne physique lors des évaluations ; utiliser une grille d’évaluation de la douleur si besoin.
- Mener les évaluations sensorielles et motrices en lien avec les évaluations cognitives et adapter les dispositifs aux particularités de chaque personne.
- Évaluer la capacité d’identification, de régulation et de gestion des émotions, ainsi que la fatigabilité et la résistance à l’effort.
- Évaluer le seuil de tolérance et les appétences aux stimuli sensoriels, et s’appuyer sur une évaluation médicale des systèmes sensoriels.
- Mener les évaluations sensorielles à différents moments et dans différents environnements.
- Évaluer les fonctions motrices : capacités locomotrices, coordination, équilibre, tonus, motricité fine, aspects visuo-spatiaux et tonico-émotionnels.
- Construire le volet sensorialité et motricité du projet personnalisé en fonction des évaluations, en associant la personne, sa famille et l’équipe pluridisciplinaire.
- Mener des interventions d’intégration sensorielle et motrice ciblées, en tenant compte des compétences, appétences et besoins, et en s’appuyant sur des professionnels formés.
- Adapter l’environnement aux particularités sensorielles et motrices (barres de soutien, espace de circulation, environnement calme ou dynamique).
- Proposer des interventions calmes, des temps de repos, et du temps pour la recherche de stimulations en cas d’hyposensibilité.
- Prévoir des temps de retours d’expérience avec la personne pour réajuster les interventions.
- Réévaluer l’accompagnement et expliquer les résultats à la personne.
- Mener des apprentissages sur le traitement des informations spatiales (vocabulaire spatial et temporel, perception 2D/3D, vitesse et précision des gestes).
- Prendre en compte le profil sensoriel et les particularités (hyper/hyporéactivité) ; certains gestes ou touchers peuvent entraîner un inconfort.
- S’assurer que les stimuli aient du sens pour la personne et adapter l’environnement lors des stimulations.
- Présenter les stimuli de manière répétée en tenant compte des sensibilités et préférences, avec des contrastes et intensités appropriés, après vérification de l’absence de comorbidité (ex. épilepsie).
- Organiser des séances d’éveil et d’apprentissage à la sensorialité (goût, toucher, odorat, proprioception, etc.).
- Co-construire un programme adapté sur la motricité générale (sport, danse, jeux, ateliers de cirque, percussions, entraînement sensori-moteur).
- Accompagner le développement des compétences visuo-motrices (coordination fine, perception visuelle, attention soutenue).
- Mettre en place des temps d’activités physiques adaptées plusieurs fois par semaine.
- En cas de troubles de l’équilibre, mettre en place un programme moteur adapté (étirements, positions, coordination, aides techniques).
- S’appuyer sur des renforcements positifs et des activités signifiantes pour travailler la posture.
- Mettre en place des adaptations de l’environnement (poignées, repères visuels) en cas de déficits de dextérité manuelle.
- Inscrire la démarche d’évaluation et d’intervention dans le projet de la structure.
- Mener l’accompagnement en équipe pluridisciplinaire en coordination avec la famille.
- Désigner des professionnels « ressources » sur la sensorialité et la motricité.
- Organiser des séances de sensibilisation pour les personnes présentant un TDI et leurs accompagnants.
- Former les professionnels à l’observation, à l’utilisation de grilles d’évaluation et de techniques sensorielles, et aux outils numériques.
Limites et précautions
- Le document est une recommandation de bonnes pratiques, non un guide ou un outil.
- Il ne se substitue pas à l’expression directe et spontanée des préférences et des choix des personnes, ni à l’écoute continue des professionnels.
- Les recommandations sont générales et doivent être adaptées à chaque personne.
- Le document mentionne que les seuils de stimulation sensorielle peuvent varier au cours du temps.
- L’extraction est complète, mais le document original pourrait contenir des annexes ou des éléments non inclus dans le texte extrait.
- Le document ne fournit pas de score de preuve scientifique.
- L’hébergement par la HAS ne signifie pas validation institutionnelle au-delà de la validation par la CSMS mentionnée.