HAS · Recommandation
Comment améliorer le parcours de santé d'un enfant avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages
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Synthèse IA
Ce document de la HAS, mis en ligne le 31 janvier 2018, est un guide parcours de soins intitulé « Comment améliorer le parcours de santé d'un enfant avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages ». Il porte sur les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA), communément appelés « troubles dys », présentés comme la conséquence d’anomalies dans le développement cognitif de l’enfant. Le guide décrit un parcours de santé structuré, pluriprofessionnel et gradué en trois niveaux de recours selon la complexité de la situation. Il souligne le rôle des parents, de la famille, des professionnels de la petite enfance, de l’école et des professionnels de santé dans le repérage des difficultés et la suspicion de trouble. Il mentionne des mesures pédagogiques à mettre en œuvre en premier lieu, puis, en cas d’évolution insuffisante ou de difficultés d’emblée sévères, une prise en charge par les professionnels de santé en lien avec les parents et les enseignants. Le document propose également des outils (fiches, cahier des charges) et identifie des leviers pour améliorer le parcours. L’extraction est signalée comme complète.
Générée le 19/09/2026Points clés
- Les TSLA sont définis comme la conséquence d’anomalies dans le développement cognitif de l’enfant ; ils sont fréquents et durables, avec des répercussions sur la vie quotidienne, les apprentissages scolaires, puis la vie sociale et professionnelle.
- Une prise en charge précoce et adaptée peut prévenir ou atténuer ces conséquences.
- Le repérage implique la famille, les professionnels de la petite enfance, l’école et les professionnels de santé.
- Des mesures pédagogiques doivent être mises en œuvre dans un premier temps pour les élèves en difficulté d’apprentissage, avec une attention particulière aux enfants évoluant dans un milieu peu stimulant.
- En cas d’évolution insuffisante après remédiations pédagogiques ou de difficultés d’apprentissage d’emblée sévères, la prise en charge fait intervenir les professionnels de la santé, en lien étroit avec les parents et les enseignants.
- La prise en charge est pluriprofessionnelle et coordonnée sous la forme d’un parcours de santé structuré articulant projet de soins et projet de scolarisation.
- L’enfant et ses parents sont des acteurs à part entière du parcours.
- Le parcours de soins est gradué en trois niveaux de recours selon le degré de complexité de la situation de l’enfant.
- Le premier niveau concerne les situations simples prises en charge en proximité par le médecin de l’enfant (généraliste ou pédiatre) et le rééducateur spécialiste du trouble, en lien avec le médecin de l’Éducation nationale ou de la Protection Maternelle et Infantile.
- Le second niveau concerne les situations complexes nécessitant une coordination, mobilisant des équipes spécialisées pluridisciplinaires de proximité avec une prise en charge selon une base commune neurocognitive ; l’équipe comprend un médecin spécialisé dans les TSLA, coordonnateur et responsable du projet de soins, ainsi que des psychologues et rééducateurs formés aux TSLA.
- Le troisième niveau concerne les situations les plus complexes relevant de l’expertise des Centres de Référence des Troubles spécifiques du Langage et des Apprentissages (CRTLA) rattachés à des CHU.
- Des outils sont proposés par la HAS : une fiche pour les médecins de premier recours sur les signes d’alerte et les actions à mettre en œuvre (annexe du guide), une fiche sur le rôle du médecin de l’enfant intervenant dans le premier niveau de recours, une fiche sur le rôle de l’enseignant, et un cahier des charges pour les organisations souhaitant participer au second niveau de recours (partie 2 du guide, à partir de la page 27).
- Des leviers identifiés pour améliorer le parcours incluent : favoriser la formation de l’ensemble des professionnels aux TSLA ; prendre en compte les temps médicaux, paramédicaux ou psychologiques nécessaires aux consultations diagnostiques ou aux réunions de synthèse ; faciliter l’accès aux professionnels libéraux non conventionnés ; impliquer les Agences Régionales de Santé dans le cadre d’un Projet Régional de Santé avec un maillage territorial, un Répertoire Opérationnel des Ressources et des systèmes d’information partagés ; porter une attention particulière aux populations socialement vulnérables.
Publics concernés
- Enfants avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA)
- Parents et familles
- Professionnels de la petite enfance
- École et enseignants
- Professionnels de santé
- Médecins de premier recours (médecins généralistes ou pédiatres)
- Rééducateurs spécialistes des troubles
- Médecins de l’Éducation nationale ou de la Protection Maternelle et Infantile
- Équipes spécialisées pluridisciplinaires de proximité (médecin spécialisé dans les TSLA, psychologues, rééducateurs formés aux TSLA)
- Centres de Référence des Troubles spécifiques du Langage et des Apprentissages (CRTLA) rattachés à des CHU
- Agences Régionales de Santé
- Professionnels libéraux non conventionnés
Applications pratiques
- Repérer les difficultés d’acquisition ou d’apprentissage et suspecter un trouble chez l’enfant.
- Mettre en œuvre des mesures pédagogiques en premier lieu pour les élèves en difficulté d’apprentissage, avec une attention particulière aux enfants évoluant dans un milieu peu stimulant.
- Orienter vers les professionnels de la santé en cas d’évolution insuffisante après remédiations pédagogiques ou de difficultés d’apprentissage d’emblée sévères.
- Organiser une prise en charge pluriprofessionnelle coordonnée sous forme de parcours de santé structuré, articulant projet de soins et projet de scolarisation.
- Impliquer l’enfant et ses parents comme acteurs à part entière du parcours.
- Déterminer le niveau de recours adapté à la complexité de la situation : premier niveau pour les situations simples, second niveau pour les situations complexes nécessitant une coordination, troisième niveau pour les situations les plus complexes relevant des CRTLA.
- Utiliser les outils proposés par la HAS : fiche pour les médecins de premier recours sur les signes d’alerte et actions à mettre en œuvre, fiche sur le rôle du médecin de l’enfant au premier niveau, fiche sur le rôle de l’enseignant, cahier des charges pour le second niveau (partie 2 du guide, à partir de la page 27).
- Mettre en œuvre les leviers d’amélioration du parcours : formation des professionnels, prise en compte des temps nécessaires aux consultations et réunions, accès aux professionnels libéraux non conventionnés, implication des ARS, attention aux populations socialement vulnérables.
Limites et précautions
- Le document est un guide parcours de soins de la HAS, et non une recommandation de grade élevé ni un outil de décision individuelle.
- L’extraction est signalée comme complète, mais le contenu fourni est une page de présentation et non l’intégralité du guide ; certaines parties détaillées (par exemple le cahier des charges à partir de la page 27) ne sont pas incluses dans le texte extrait.
- Le document ne fournit pas de critères MDPH, de droits, de scores de preuve scientifique, ni de validation institutionnelle au-delà de sa publication par la HAS.
- Les applications pratiques dépendent de l’organisation locale des soins et des ressources disponibles.
- Le guide date de 2018 ; son contenu peut ne pas refléter les évolutions ultérieures.