HAS · Recommandation
Trouble du neurodéveloppement/ TDAH : Repérage, diagnostic et prise en charge des adultes - Note de cadrage
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Synthèse IA
Ce document est une note de cadrage de la Haute Autorité de santé (HAS) validée par le Collège le 17 novembre 2021, portant sur le trouble du neurodéveloppement / TDAH : repérage, diagnostic et prise en charge des adultes. Il présente le contexte, les enjeux, les objectifs et les modalités de réalisation d'un futur projet de recommandations de bonne pratique. La note répond à une saisine de la DGS et de l'association HyperSupers-TDAH France. Elle souligne que le TDAH chez l'adulte est sous-diagnostiqué en France, que l'offre de soins est hétérogène et insuffisante, et que la formation des professionnels est limitée. Le projet vise à élaborer des recommandations pour le repérage, le diagnostic et la prise en charge des adultes, en complément des recommandations existantes pour les enfants et adolescents. Le document décrit la méthode de travail envisagée (Recommandations pour la pratique clinique), la composition des groupes et les productions prévues. Il ne s'agit pas encore des recommandations finales, mais d'une note de cadrage.
Générée le 19/09/2026Points clés
- Le TDAH est un trouble du neurodéveloppement qui persiste souvent à l'âge adulte : 15% des enfants atteints continueraient à présenter les critères diagnostiques à 25 ans, et plus de 50% auraient des altérations significatives à l'âge adulte (page 2).
- La prévalence du TDAH chez l'adulte est estimée entre 2,5% et 2,9% (page 6).
- Le TDAH adulte est fréquemment associé à des comorbidités : troubles anxieux (34%), troubles de l'humeur (22%), abus de substances (11%), troubles du comportement (15%) (page 3).
- Le diagnostic repose sur un examen clinique et des entretiens semi-structurés (CAADID, ACDS, DIVA 2.0) ; des échelles de repérage comme l'ASRS ou la WURS existent (page 2).
- La prise en charge doit être multimodale : mesures non médicamenteuses (psychothérapie, psychoéducation) et, si besoin, traitement pharmacologique (page 3).
- En France, le méthylphénidate (Ritaline LP) a obtenu une extension d'indication chez l'adulte le 13 avril 2021, sous conditions (impact fonctionnel modéré à sévère, symptômes établis dans l'enfance, prise en charge globale) (page 3).
- La HAS a publié en 2014 des recommandations pour les enfants et adolescents, mais il n'existe pas de recommandations pour les adultes (page 4).
- Le projet de recommandations cible les médecins de premier recours et les médecins spécialistes (psychiatres, neurologues) ainsi que d'autres professionnels (page 7).
- Les objectifs incluent : aider au repérage, à l'évaluation initiale, au diagnostic, à la prise en charge et au suivi des adultes TDAH (page 8).
- La méthode prévue est celle des Recommandations pour la pratique clinique (RPC) avec un groupe de travail pluridisciplinaire et un groupe de lecture (page 10).
- Les productions prévues comprennent un argumentaire scientifique, des recommandations, une fiche de synthèse, des fiches outils et une fiche d'information patients (page 10).
- Le calendrier prévisionnel indique un passage en commission le 02/01/2023 et une validation par le Collège le 01/02/2023 (page 10).
Publics concernés
- Médecins spécialistes du TDAH (psychiatres, neurologues) ayant une compétence dans le diagnostic et la prise en charge
- Médecins de premier recours (généralistes)
- Médecins addictologues
- Psychologues cliniciens
- Neuropsychologues
- Psychomotriciens
- Ergothérapeutes
- Orthophonistes
- Pharmaciens
- Médecins spécialistes du sommeil
- Patients adultes avec TDAH et leurs familles
Applications pratiques
- Repérer les signes évocateurs de TDAH chez l'adulte en utilisant des échelles comme l'ASRS ou la WURS (page 2).
- Orienter le patient vers un médecin spécialiste pour confirmer le diagnostic à l'aide d'entretiens semi-structurés (CAADID, DIVA 2.0) (page 2).
- Évaluer les comorbidités associées (troubles anxieux, humeur, addictions, sommeil) et les prendre en compte dans la prise en charge (page 3).
- Mettre en place une prise en charge multimodale incluant psychoéducation, psychothérapie et, si indiqué, traitement pharmacologique (page 3).
- Pour le méthylphénidate, respecter les conditions de prescription : impact fonctionnel modéré à sévère, symptômes établis dans l'enfance, prise en charge globale (page 3).
- Assurer un suivi régulier : surveiller tension artérielle, fréquence cardiaque, taille, poids, humeur et comportement ; réévaluer régulièrement la nécessité de poursuivre le traitement (page 3).
- Coordonner les soins entre médecin de premier recours, spécialiste du TDAH et autres professionnels (psychologue, orthophoniste, etc.) (page 4).
- Participer à la formation des professionnels pour améliorer le repérage et la prise en charge (page 6).
Limites et précautions
- Ce document est une note de cadrage, pas les recommandations finales ; il décrit un projet et ne contient pas encore de recommandations validées.
- L'extraction est complète, mais le document est une note de cadrage et non un guide ou une recommandation définitive.
- Il n'existe pas actuellement de recommandations HAS pour le repérage et la prise en charge des adultes TDAH (page 4).
- L'offre de soins spécialisée est très hétérogène sur le territoire et insuffisante pour répondre à la demande (page 4).
- Peu de médecins sont formés à la prise en charge des adultes TDAH, ce qui contribue au sous-diagnostic (page 4).
- Les délais de consultation sont longs et l'accès aux prises en charge non médicamenteuses est limité et hétérogène (page 7).
- Le document ne fournit pas de critères MDPH ni de droits spécifiques.
- Les données épidémiologiques présentées sont issues de la littérature et non de nouvelles études.
- Le calendrier prévisionnel est indicatif et peut être modifié.